29 abril 2013
24 abril 2013
Este finde Performance a Dijón!
Este finde estaremos en Dijón, nos han invitado para hacer una performance dentro de unas jornadas postporno "ExplicitEs" ( la E en francés es como la X en español).
Será en les Tanneries. Un squat que lleva casi 20 años en Dijón.
Una buena excusa para juntarnos Quimeras y PostOp en una perfo. Y ver que se teje por Dijón.
Me he puesto con el sonido de la perfo, hice una inmersión en el mundo de dAAX! y sus ruidos...
Nos acompañará durante nuestra perfo. Son muy sugerentes (además de su sella copyleft!).
Código abierto. Sexos y sonidos abiertos.
No hay flyer del evento, así que os dejo con unas fotos de nuestra última perfo juntas.
(Junto a Diana, Oskoff Y Shu Lea. Fue la última versión de UKI)
Coucou tout le monde !
Le 27 avril (et peut-être un peu le 28) quelques personnes en quête
d'identité (ou pas) ; mal-à-droit.es avec les normes de genre qui essayent
de nous classer ; non-ExplicitEs dans leurs définitions ou choix sexuels,
mais motivé.es par des envies ExplicitEs de montrer que la sexualité peut
être créée par chacun.e de nous, de la manière dont nous l'entendons (:
libre!), vous invitent à une journée autour du post-porno. Par post-porno,
on veut dire par là, explorer le corps, le sexe et la question des
identités de genre au delà des représentations traditionnelles, en
abordant entre autres le sex activisme, le sexwork et le bdsm, avec une
lecture féministe pro-sexe derrière tout ça.
Cet événement se passera à Dijon, aux Tanneries. On vous propose une
petite journée avec quelques ateliers, des films et documentaires à
regarder, une discussion et puis une soirée performances. Si des fois vous
êtes motivé.es à participer ou même proposer un atelier ou une performance
par là, amener vos courts métrages ou des photos à montrer, n'hésitez pas
à nous contacter, puis venir passer ce moment avec nous. Et on espère que
ce sera tout bien et intéressant !
***
Et comment on a eu cette idée? Ben, il était une fois une envie de créer
un moment un peu fou autour des questions du post-porno, de la sexualité
et des identités. Puis l'idée est devenue grande, des questionnements
queer et anti-binarité du genre se sont ajoutés, et d'autres encore, et
toute une somme d'envies diverses a été explorée par un groupe de gent.e.s
qui s'est créé autour de ce processus. Mais en fait, tout ça est devenu
tellement grand qu'à la fin, on n'a pas réussi à débattre du fond et à
organiser ce moment fou ; et puis pour plein de raisons certain.e.s parmi
nous ont préféré mettre leur énergie ailleurs. On est resté quelques-unes
a vouloir garder un bout de ce projet. Il n'est pas une fin, il est pour
nous le début d'une tentative de rendre visibles des formes de sexualité
« hors-norme » et de pousser des réflexions sur le genre et les identités.
On se rend compte que nos exigences, nos envies, sont des fois très
différentes, nos parcours douloureux et remplis d'oppressions, nos
analyses politiques plus ou moins profondes et nos actes plus ou moins
maladroits. On ne veut pas passer par dessus de cette diversité, on veut
juste malgré toute difficulté, essayer de créer un moment, un espace où on
peut partager et s'expliquer, pour pouvoir comprendre mieux, faire mieux,
se remettre en question et éprouver du plaisir.
Vous imaginez bien que ce n'est pas facile d'organiser un évènement qui
touche aux questions très intimes et aux politiques du corps, même si on y
touche juste à peine, donc, soyez attentif.ves les un. es aux autres.
Peut-être que grâce à notre dynamique on pourra fatiguer des mauvais sorts
du passé et vivre heureux.ses à partir de là...;))
Pour que tout se passe en « tranquillité », on choisit de diffuser cet
évènement que dans les réseaux ami. es, alors, on vous encourage à le
diffuser parmi vos potes, seulement. On choisit que cet évènement soit
mixte parce qu'on voudrait garder une ouverture a tous.tes, mais des
endroits en non-mixités peuvent apparaître par ci par là. On espère aussi
que tout. es ceux ou celles qui se sont toujours senti. es « en marge » par
rapport à ce qu'on veut nous vendre comme la « norme », en ce qui concerne
les préférences sexuelles et le rapport au corps, pourront ici trouver
leur place, ou au moins se vivre sans honte et sans « complexes ».
***
Qu'est-ce qui va se passer ?
Il y aura un atelier sextoys et un atelier de techniques de danse qui
évoluent vers le bdsm. On regardera des films post-porn et on pourra
discuter le sex activisme, puis il y aura une soirée cabaret/performances
avec la Quimera Rosa et Post-op de Barcelone et peut-être d'autres
personnes qui doivent encore confirmer.
***
Será en les Tanneries. Un squat que lleva casi 20 años en Dijón.
Una buena excusa para juntarnos Quimeras y PostOp en una perfo. Y ver que se teje por Dijón.
Me he puesto con el sonido de la perfo, hice una inmersión en el mundo de dAAX! y sus ruidos...
Nos acompañará durante nuestra perfo. Son muy sugerentes (además de su sella copyleft!).
Código abierto. Sexos y sonidos abiertos.
No hay flyer del evento, así que os dejo con unas fotos de nuestra última perfo juntas.
(Junto a Diana, Oskoff Y Shu Lea. Fue la última versión de UKI)
Aquí el texto de las jornadas (solo versión frances)
*** Journée post-porn « ExplicitEs » ***
Qu'est-ce qui va se passer ?
Il y aura un atelier sextoys et
un atelier de techniques de danse qui
évoluent vers le bdsm.
On regardera des films post-porn et
on pourra discuter le sex activisme, puis il y
aura une soirée cabaret/performances
avec la Quimera Rosa et Post-op de Barcelone
et peut-être d'autres
personnes qui doivent encore confirmer.
Coucou tout le monde !
Le 27 avril (et peut-être un peu le 28) quelques personnes en quête
d'identité (ou pas) ; mal-à-droit.es avec les normes de genre qui essayent
de nous classer ; non-ExplicitEs dans leurs définitions ou choix sexuels,
mais motivé.es par des envies ExplicitEs de montrer que la sexualité peut
être créée par chacun.e de nous, de la manière dont nous l'entendons (:
libre!), vous invitent à une journée autour du post-porno. Par post-porno,
on veut dire par là, explorer le corps, le sexe et la question des
identités de genre au delà des représentations traditionnelles, en
abordant entre autres le sex activisme, le sexwork et le bdsm, avec une
lecture féministe pro-sexe derrière tout ça.
Cet événement se passera à Dijon, aux Tanneries. On vous propose une
petite journée avec quelques ateliers, des films et documentaires à
regarder, une discussion et puis une soirée performances. Si des fois vous
êtes motivé.es à participer ou même proposer un atelier ou une performance
par là, amener vos courts métrages ou des photos à montrer, n'hésitez pas
à nous contacter, puis venir passer ce moment avec nous. Et on espère que
ce sera tout bien et intéressant !
***
Et comment on a eu cette idée? Ben, il était une fois une envie de créer
un moment un peu fou autour des questions du post-porno, de la sexualité
et des identités. Puis l'idée est devenue grande, des questionnements
queer et anti-binarité du genre se sont ajoutés, et d'autres encore, et
toute une somme d'envies diverses a été explorée par un groupe de gent.e.s
qui s'est créé autour de ce processus. Mais en fait, tout ça est devenu
tellement grand qu'à la fin, on n'a pas réussi à débattre du fond et à
organiser ce moment fou ; et puis pour plein de raisons certain.e.s parmi
nous ont préféré mettre leur énergie ailleurs. On est resté quelques-unes
a vouloir garder un bout de ce projet. Il n'est pas une fin, il est pour
nous le début d'une tentative de rendre visibles des formes de sexualité
« hors-norme » et de pousser des réflexions sur le genre et les identités.
On se rend compte que nos exigences, nos envies, sont des fois très
différentes, nos parcours douloureux et remplis d'oppressions, nos
analyses politiques plus ou moins profondes et nos actes plus ou moins
maladroits. On ne veut pas passer par dessus de cette diversité, on veut
juste malgré toute difficulté, essayer de créer un moment, un espace où on
peut partager et s'expliquer, pour pouvoir comprendre mieux, faire mieux,
se remettre en question et éprouver du plaisir.
Vous imaginez bien que ce n'est pas facile d'organiser un évènement qui
touche aux questions très intimes et aux politiques du corps, même si on y
touche juste à peine, donc, soyez attentif.ves les un. es aux autres.
Peut-être que grâce à notre dynamique on pourra fatiguer des mauvais sorts
du passé et vivre heureux.ses à partir de là...;))
Pour que tout se passe en « tranquillité », on choisit de diffuser cet
évènement que dans les réseaux ami. es, alors, on vous encourage à le
diffuser parmi vos potes, seulement. On choisit que cet évènement soit
mixte parce qu'on voudrait garder une ouverture a tous.tes, mais des
endroits en non-mixités peuvent apparaître par ci par là. On espère aussi
que tout. es ceux ou celles qui se sont toujours senti. es « en marge » par
rapport à ce qu'on veut nous vendre comme la « norme », en ce qui concerne
les préférences sexuelles et le rapport au corps, pourront ici trouver
leur place, ou au moins se vivre sans honte et sans « complexes ».
***
Qu'est-ce qui va se passer ?
Il y aura un atelier sextoys et un atelier de techniques de danse qui
évoluent vers le bdsm. On regardera des films post-porn et on pourra
discuter le sex activisme, puis il y aura une soirée cabaret/performances
avec la Quimera Rosa et Post-op de Barcelone et peut-être d'autres
personnes qui doivent encore confirmer.
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22 abril 2013
02 abril 2013
Hasta la vista pornoterrorista!!!
Fiestón de despedida de Dianita, la pornoterrorista cruza el charco
y no sabemos cuando volverá de paseo.
Momento de festejar los cambios, ...por que ser siempre la misma es aburrido.
No os lo podéis perder
Hay un cartelón de conciertos , dj y vjs...
[Reservar vuestra entrada]
19 marzo 2013
Jornadas Porno Post-apocalípticas
Sexualidades divergentes , cuerpo, pornografía y espacio público
Este finde en Hangar vamos todxs a festejar los 10 años de PostOp, y no solo con ellas, que ya es mucho,..es que estarán todxs!
...hay un programa para no perdérselo...sin respiro.
Las quimeras allí estaremos...
No fue la bomba atómica, no fueron las predicciones mayas , no fue Nostradamus,
el fin del mundo aún esta por llegar
10 años de Post-op
Jornadas porno Post-apocalípticas.
HANGAR 22, 23 y 24 de marzo
Barcelona. 2013
Con la participación de algunas de las grandes perras de la escena postporno ,
transfeminista y queer y nuestrxs aliadxs políticxs durante todos estos años
PROGRAMA JORNADAS PORNO POST APOCALÍPTICAS
VIERNES 22 HANGAR
17:30H PRESENTACIÓN DE LAS JORNADAS (POST-OP)
18:00H VIOLENCIA DE GÉNERO Y NUEVAS ESTRATEGIAS TRANSFEMINISTAS (MIRIAM SOLÁ + ANA PERIFERICA)
19:00H APUNTES PARA UNA TECNOLOGÍA TRANSFEMINISTA (LUCIA EGAÑA)
19:30H TECNICAS DE AUTOGESTIÓN (como putear) Y RETROSPECTIVA DE UNA LUCHA (VERONIKA ARAUZO)
20:30h descanso
21:00H "DESMEDIDAS.UNA EXPLORACIÓN DE LA PERCEPCIÓN CORPORAL" + experiencia (MASA CRONICA)
22:30H FRAU DIAMANDA (conexión on line desde Lima)
23:00H PERFO PARAFILICAS + Rosario Gallardo+Melanzane Connection + Mery Varó + Dyskrasia+xiri tara noir
00:00H cierre
SÁBADO 23 MARZO HANGAR
16:00H TALLER "HAZTE TUS PROPIOS JUGUETES" (AGUJA FRENETICA) (para que nadie diga que en la sex partie no tiene material)
17:30H QUIMERAS A LA HOGUERA (Postporno y brujeria) por QUIMERA ROSA
18:30H POSTPORNOGRAFÍA (POST-OP): HACIA UNA NUEVA POLÍTICA SEXUAL (MEDEAK)
19:30h DESCANSO intervención Rosario Gallardo+Melanzane Connection (puede ser en cualquier momento del día)
20:00H REMAKE. REDES TRANSFEMINISTAS Y NUEVAS POLÍTICAS DE REPRESENTACIÓN SEXUAL EN EL ESTADO ESPAÑOL ,¿puede repetirme la pregunta? (O.R.G.I.A)
21:00 POST-OP 10 AÑOS CON ITZIAR ZIGA , HELLEN ZORRA SUPREMA Y conexión on line CON BETO PRECIADO
22:45 BORRADOR BATTONZ KABARET (ARMSIDEA)
DOMINGO24 MARZO , VERMOUTH, PICOTEO Y SEX PARTIE
(la información del lugar y las invitaciones para entrar en el vermouth se darán durante el viernes y el sábado en las jornadas)
13:00H VERMOUTH Y PICOTEO con MARIA PERKANCES
PERFOS E INTERVENCIONES DE:
O.R.G.I.A
MASA CRONICA "UN COLLAR DE SANDIAS"
MUTANGER
DIANA PORNOTERRORISTA
LA VERO
LADY PAIN
18:00 MARICARMEN FREE
20:30H NATAN NEXUS
00:00H nenxs a correrse ya ! que cerramos y a la bata!!
Publicaciones
28 febrero 2013
Brujas
Escrito sobre Akelarre Cyborg, el proyecto brujeril que tenemos con Transnoise.
Una nota de Miriam García y Pedro Ortuño en la revista de investigación “Arte y política de identidad”.
Una nota de Miriam García y Pedro Ortuño en la revista de investigación “Arte y política de identidad”.
Gracias Miriam!
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24 febrero 2013
Redes transfeministas y nuevas políticas de representación sexual
El viernes pasado ha tenido lugar, dentro de un seminario del programa publico de pensamientos y debate sobre genealogías feministas en el Reina Sofía, una charla que ha dado Tatiana Sentamans sobre "Redes transfeministas y nuevas políticas de representación sexual en el Estado español".
"Esta conferencia analiza la emergencia reciente de un conjunto de prácticas artísticas y activistas que, partiendo de un rechazo del binarismo sexual y de las aproximaciones esencialistas, proponen un uso imaginativo y provocador de la performance y las nuevas tecnologías, actuando como revulsivo frente a los discursos más domesticados del feminismo institucional."
Tatiana ha estado genial, hizo un recorrido y un análisis muy interesante sobre el postporno y su relación con el transfeminismo, retomando cuestiones como la autoría, el sonido, los pactos disciplinarios, ...y el fantástico paralelismo con el pogo, baile punk por excelencia. Me encantó..habrá que bailar.
y sobre todo esas respuestas tan inteligentes a preguntas tan carcas hechas por algunas participantes.
Si la queréis ver y escuchar aqui está
Watch live streaming video from museoreinasofia at livestream.com
A modo de intervensión colectiva, Tatiana cerró su charla con un video mix de 1 minuto y medio de varías de las colectivas e individualidades que estaban en su recorrido. Faltan muchas, somos muchas.
Pero estaban: ORGIA, VideoArmsIdea (aqui podéis ver el video) , Post-op, Helen Torres, Medeak, Quimera Rosa...
aquí el de la Quimera
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21 febrero 2013
Rituales Cyborgs
AOO/Art Orienté Objet: Marion Laval-Jeantet y Benoît Mangin
En May the horse live in me desarrollan un experimento que comprende la aplicación de técnicas clínicas en el cuerpo de la artista para contribuir a desvelar la esencia de la comunicación entre especies. Preparándose para el experimento, Art Orienté Object pasaron años ligados al sistema científico/médico que investigaba la posibilidad de curar enfermedades autoinmunes por medio del uso de inmunoglobulinas como “recuerdos” terapéuticos. En el transcurso de varios meses, Laval-Jeannet recibió inyecciones de ciertas inmunoglobulinas de tejido de caballo y desarrolló tolerancia a estos anticuerpos de sangre ajena. Debido a la tolerancia adquirida, la artista recibió una última inyección enfrente del público en febrero de 2011, durante una performance llevada a cabo en la Galeria Kapelica de Liubliana. El plasma de caballo pudo entrar en su torrente sanguíneo y combinarse con su propia sangre sin causarle daño alguno, tras lo cual la artista se subió a unos zancos semejantes a patas de caballo para concluir el ritual de vinculación con el caballo.
19 febrero 2013
Taller Tecnomagxs @ Laboratorio Arte Alameda, DF
Pedruski nos invita a participar en su taller sobre Teknomagxs, un taller de tecnología, magia e imaginario.
Haremos una presentación de la Quimera y del Akelarre Cyborg.
Será hoy mismo. Lo haremos por streaming, y a una hora de vampiras, a las 2 de la madrugada.
[hora barcelona del 21/2]
[hora barcelona del 21/2]
Para las insomnes aquí la URL del canal:
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Bondage en Bilbao
Para las que estáis en Bilbo y alrededores a no perderse este taller de melanzane connection!!
Viernes 22: taller básico-intermedio - de 18:00 a 22:00 hs
Sábado 23: taller básico-intermedio - de 16:00 a 20:00 hs
Inscripción (limitada y obligatoria): melanzaneconnection@gmail.com
14 febrero 2013
Que es el acto de creación?
/ El acto de resistencia no es contrainformación ni información /
/ Que relación hay entre la comunicación y la obra de arte? / ninguna / la obra de arte no es un instrumento de comunicación / no tiene nada que ver con la comunicación / la obra de arte no tiene la menor información / en cambio existe una afinidad fundamental entre la obra de arte y el acto de resistencia /
/ El arte es lo único que resiste a la muerte /
05 febrero 2013
Postporno para menores de edad
Un corto de John Cameron, director y actor de la fantástica "Hedwid and the angry inch".
Me ha gustado mucho este corto...y eso, me dejó pensando, postporno para menores de edad?
Me ha gustado mucho este corto...y eso, me dejó pensando, postporno para menores de edad?
24 enero 2013
20 enero 2013
Akelarre Cyborg
Un teaser de nuestra última performance...próxima parada Barcelona....
akelarrecyborg teaser work in process from alogonom on Vimeo.
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19 enero 2013
Beatriz Preciado / ¿Quién defiende al niño queer?
Los católicos, judíos y musulmanes integristas, los copeístas* desinhibidos, los psicoanalistas edípicos, los socialistas naturalistas à la Jospin, los izquierdistas heteronormativos y el rebaño creciente de los modernos reaccionarios estuvieron de acuerdo este domingo en hacer del derecho del niño a tener un padre y una madre el argumento central que justifica la limitación de los derechos de los homosexuales. Se trató de su día de salida, la gigantesca salida del clóset de los hererócratas. Ellos defienden una ideología naturalista y religiosa de la que se conocen los principios. Su hegemonía heterosexual ha reposado siempre sobre el derecho de oprimir a las minorías sexuales y de género. Se tiene la costumbre de verlos blandir una hacha. Lo que es problemático, es que fuerzan a los niños a portar esa hacha patriarcal.
El niño que Frigide Barjot asegura proteger no existe. Los defensores de la infancia y la familia hacen llamado de la familia política de un niño que ellos construyen, un niño presupuesto heterosexual y bajo la norma del género. Un niño que privan de toda fuerza de resistencia, de toda posibilidad de hacer un uso libre y colectivo de su cuerpo, sus órganos y sus fluidos sexuales. Esta niñez que ellos aseguran proteger exige el terror, la opresión y la muerte.
Frigide Barjot, su musa, aprovecha que es imposible para un niño rebelarse políticamente contra el discurso de los adultos: el niño es siempre un cuerpo a quien no se reconoce el derecho de gobernar. Permítanme inventar, retrospectivamente, una escena de enunciación, de hacer un derecho de réplica en nombre del niño gobernado que fui, de defender otra forma de gobierno de los niños que no son como los otros.
Alguna vez fui el niño que Frigide Barjot se enorgullece de proteger. Y me sublevo hoy en nombre de los niños que estos discursos falaces esperan preservar. ¿Quién defiende los derechos del niño diferente? ¿Los derechos del chico pequeño que ama vestir de rosa? ¿De la chica pequeña que sueña con casarse con su mejor amiga? ¿Los derechos del niño queer, maricón, tortillera, transexual o transgénero? ¿Quién defiende los derechos del niño para cambiar de género si lo deseara? ¿Los derechos del niño a la libre autodeterminación de género y sexualidad? ¿Quién defiende los derechos del niño a crecer en un mundo sin violencia sexual ni de género?
El discurso omnipresente de Frigide Barjot y de los protectores de los “derechos del niño a tener un padre y una madre” me hace volver al lenguaje del nacional catolicismo de mi infancia. Nací en la España franquista, en la cual crecí con una familia heterosexual católica de derecha. Una familia ejemplar, que los copeístas podrían erigir como emblema de virtud moral. Tuve un padre, y una madre. Cumplieron escrupulosamente su función de garantes domésticos del orden heterosexual.
En el discurso francés actual contra el matrimonio y la Procreación Médicamente Asistida (PMA) para todos, reconozco las ideas y los argumentos de mi padre. En la intimidad del hogar familiar, desplegaba un silogismo que invocaba la naturaleza y la ley moral con el fin de justificar la exclusión, violencia e incluso asesinato de los homosexuales, travestis y transexuales. Comenzaba por “un hombre debe ser un hombre y una mujer una mujer, así como Dios lo ha querido”, continuaba por “lo que es natural, es la unión de un hombre y una mujer, es por esto que los homosexuales son estériles”, hasta la conclusión, implacable, “si mi hijo es homosexual prefiero matarlo”. Y ese hijo, era yo.
El niño a proteger de Frigide Barjot es el efecto de un dispositivo pedagógico temible, el lugar de proyección de todos los fantasmas, la coartada que permite al adulto naturalizar la norma. La biopolítica1 es vivípara y pedófila. La reproducción nacional depende de ello. El niño es un artefacto biopolítico garante de la normalización del adulto. La policía del género vigila la cuna de los vivientes por nacer, para transformarlos en niños heterosexuales. La norma realiza su ronda alrededor de los cuerpos tiernos. Si tú no eres heterosexual, es la muerte quien te espera. La policía del género exige cualidades diferentes del pequeño chico y la pequeña chica. Da forma a los cuerpos a fin de dibujar órganos sexuales complementarios. Prepara la reproducción, desde la escuela al Parlamento, industrializándola. El niño que Frigide Barjot desea proteger es la creatura de una máquina despótica: un copeísta empequeñecido que hace campaña para la muerte en nombre de la protección de la vida.
Recuerdo el día en el que, en mi escuela de monjas, las Hermanas Reparadoras del Sagrado Corazón de Jesús, la madre Pilar nos pidió dibujar a nuestra futura familia. Tenía 7 años. Me dibujé casada con mi mejor amiga Marta, tres niños y varios perros y gatas. Había ya imaginado una utopía sexual, en la cual existía el matrimonio para todos, la adopción, la PMA... Algunos días después, la escuela envió una carta a casa, aconsejando a mis padres llevarme a ver a un psiquiatra, a fin de arreglar lo antes posible un problema de identificación sexual. Numerosas represalias siguieron a esta visita. El desprecio y rechazo de mi padre, la vergüenza y culpabilidad de mi madre. En la escuela, se extendió el rumor de que yo era lesbiana. Una mani de copeístas y frigide-barjotianos se organizaba cotidianamente delante de mi clase. “Sal tortillera, decían, se te violará para que aprendas a besar como Dios lo quiere.” Tenía un padre y una madre, pero fueron incapaces de protegerme de la depresión, la exclusión, la violencia.
Lo que protegían mi padre y mi madre, no eran mis derechos de niño, sino las normas sexuales y de género que se habían ellos mismos inculcado en el dolor, a través de un sistema educativo y social que castigaba toda forma de disidencia con la amenaza, intimidación, castigo, y muerte. Tenía un padre y una madre, pero ninguno de los dos pudo proteger mi derecho a la libre autodeterminación de género y sexualidad.
Huí de este padre y esta madre que Frigide Barjot exige para mí, mi supervivencia dependía de ello. Así, aunque tuve un padre y una madre, la ideología de la diferencia sexual y la heterosexualidad normativa me los había confiscado. Mi padre fue reducido al rol de representante represivo de la ley del género. Mi madre fue privada de todo lo que habría podido ir más allá de su función de útero, de reproductora de la norma sexual. La ideología de Frigide Barjot (que se articulaba entonces con el franquismo nacional católico) ha desollado al niño que yo era del derecho de tener un padre y una madre que habrían podido amarme, y cuidar de mí.
Nos llevó mucho tiempo, conflictos y heridas superar esta violencia. Cuando el gobierno socialista de Zapatero propuso, en 2005, la ley del matrimonio homosexual en España, mis padres, siempre católicos practicantes de derecho, se manifestaron a favor de esta ley. Votaron a favor del partido socialista por primera vez en su vida. No se manifestaron únicamente en favor de defender mis derechos, sino también de reivindicar su propio derecho a ser padre y madre de un niño no-heterosexual. Para el derecho a la paternidad de todos los niños, independientemente de su género, su sexo o su orientación sexual. Mi madre me contó que tuvo que convencer a mi padre, más reacio. Me dijo “nosotros también, nosotros tenemos el derecho de ser tus padres”.
Los manifestantes del 13 de enero no defendieron el derecho de los niños. Defienden el poder de educar a los hijos en la norma sexual y de género, como supuestos heterosexuales. Desfilan para mantener el derecho de discriminar, castigar y corregir toda forma de disidencia o desviación, pero también para recordar a los padres de hijos no-heterosexuales que su deber es tener vergüenza por ellos, rechazarlos y corregirlos. Nosotros defendemos el derecho de los niños a no ser educados exclusivamente como fuerza de trabajo y reproducción. Defendemos el derecho de los niños a no ser considerados como futuros productores de esperma y futuros úteros. Defendemos el derecho de los niños a ser subjetividades políticas irreductibles a una identidad de género, sexo o raza.
Qui défend l'enfant queer ?, publicado en Libération el 14 de enero de 2013.
* Seguidor de Jean-François Copé, político francés.
1 Concepto de Michel Foucault que designa un poder que se ejercer sobre el cuerpo y las poblaciones. Autora de “Pornotopía: Arquitectura y sexualidad en Playboy durante la guerra fría”, (Anagrama, 2010).
>> fuente
El niño que Frigide Barjot asegura proteger no existe. Los defensores de la infancia y la familia hacen llamado de la familia política de un niño que ellos construyen, un niño presupuesto heterosexual y bajo la norma del género. Un niño que privan de toda fuerza de resistencia, de toda posibilidad de hacer un uso libre y colectivo de su cuerpo, sus órganos y sus fluidos sexuales. Esta niñez que ellos aseguran proteger exige el terror, la opresión y la muerte.
Frigide Barjot, su musa, aprovecha que es imposible para un niño rebelarse políticamente contra el discurso de los adultos: el niño es siempre un cuerpo a quien no se reconoce el derecho de gobernar. Permítanme inventar, retrospectivamente, una escena de enunciación, de hacer un derecho de réplica en nombre del niño gobernado que fui, de defender otra forma de gobierno de los niños que no son como los otros.
Alguna vez fui el niño que Frigide Barjot se enorgullece de proteger. Y me sublevo hoy en nombre de los niños que estos discursos falaces esperan preservar. ¿Quién defiende los derechos del niño diferente? ¿Los derechos del chico pequeño que ama vestir de rosa? ¿De la chica pequeña que sueña con casarse con su mejor amiga? ¿Los derechos del niño queer, maricón, tortillera, transexual o transgénero? ¿Quién defiende los derechos del niño para cambiar de género si lo deseara? ¿Los derechos del niño a la libre autodeterminación de género y sexualidad? ¿Quién defiende los derechos del niño a crecer en un mundo sin violencia sexual ni de género?
El discurso omnipresente de Frigide Barjot y de los protectores de los “derechos del niño a tener un padre y una madre” me hace volver al lenguaje del nacional catolicismo de mi infancia. Nací en la España franquista, en la cual crecí con una familia heterosexual católica de derecha. Una familia ejemplar, que los copeístas podrían erigir como emblema de virtud moral. Tuve un padre, y una madre. Cumplieron escrupulosamente su función de garantes domésticos del orden heterosexual.
En el discurso francés actual contra el matrimonio y la Procreación Médicamente Asistida (PMA) para todos, reconozco las ideas y los argumentos de mi padre. En la intimidad del hogar familiar, desplegaba un silogismo que invocaba la naturaleza y la ley moral con el fin de justificar la exclusión, violencia e incluso asesinato de los homosexuales, travestis y transexuales. Comenzaba por “un hombre debe ser un hombre y una mujer una mujer, así como Dios lo ha querido”, continuaba por “lo que es natural, es la unión de un hombre y una mujer, es por esto que los homosexuales son estériles”, hasta la conclusión, implacable, “si mi hijo es homosexual prefiero matarlo”. Y ese hijo, era yo.
El niño a proteger de Frigide Barjot es el efecto de un dispositivo pedagógico temible, el lugar de proyección de todos los fantasmas, la coartada que permite al adulto naturalizar la norma. La biopolítica1 es vivípara y pedófila. La reproducción nacional depende de ello. El niño es un artefacto biopolítico garante de la normalización del adulto. La policía del género vigila la cuna de los vivientes por nacer, para transformarlos en niños heterosexuales. La norma realiza su ronda alrededor de los cuerpos tiernos. Si tú no eres heterosexual, es la muerte quien te espera. La policía del género exige cualidades diferentes del pequeño chico y la pequeña chica. Da forma a los cuerpos a fin de dibujar órganos sexuales complementarios. Prepara la reproducción, desde la escuela al Parlamento, industrializándola. El niño que Frigide Barjot desea proteger es la creatura de una máquina despótica: un copeísta empequeñecido que hace campaña para la muerte en nombre de la protección de la vida.
Recuerdo el día en el que, en mi escuela de monjas, las Hermanas Reparadoras del Sagrado Corazón de Jesús, la madre Pilar nos pidió dibujar a nuestra futura familia. Tenía 7 años. Me dibujé casada con mi mejor amiga Marta, tres niños y varios perros y gatas. Había ya imaginado una utopía sexual, en la cual existía el matrimonio para todos, la adopción, la PMA... Algunos días después, la escuela envió una carta a casa, aconsejando a mis padres llevarme a ver a un psiquiatra, a fin de arreglar lo antes posible un problema de identificación sexual. Numerosas represalias siguieron a esta visita. El desprecio y rechazo de mi padre, la vergüenza y culpabilidad de mi madre. En la escuela, se extendió el rumor de que yo era lesbiana. Una mani de copeístas y frigide-barjotianos se organizaba cotidianamente delante de mi clase. “Sal tortillera, decían, se te violará para que aprendas a besar como Dios lo quiere.” Tenía un padre y una madre, pero fueron incapaces de protegerme de la depresión, la exclusión, la violencia.
Lo que protegían mi padre y mi madre, no eran mis derechos de niño, sino las normas sexuales y de género que se habían ellos mismos inculcado en el dolor, a través de un sistema educativo y social que castigaba toda forma de disidencia con la amenaza, intimidación, castigo, y muerte. Tenía un padre y una madre, pero ninguno de los dos pudo proteger mi derecho a la libre autodeterminación de género y sexualidad.
Huí de este padre y esta madre que Frigide Barjot exige para mí, mi supervivencia dependía de ello. Así, aunque tuve un padre y una madre, la ideología de la diferencia sexual y la heterosexualidad normativa me los había confiscado. Mi padre fue reducido al rol de representante represivo de la ley del género. Mi madre fue privada de todo lo que habría podido ir más allá de su función de útero, de reproductora de la norma sexual. La ideología de Frigide Barjot (que se articulaba entonces con el franquismo nacional católico) ha desollado al niño que yo era del derecho de tener un padre y una madre que habrían podido amarme, y cuidar de mí.
Nos llevó mucho tiempo, conflictos y heridas superar esta violencia. Cuando el gobierno socialista de Zapatero propuso, en 2005, la ley del matrimonio homosexual en España, mis padres, siempre católicos practicantes de derecho, se manifestaron a favor de esta ley. Votaron a favor del partido socialista por primera vez en su vida. No se manifestaron únicamente en favor de defender mis derechos, sino también de reivindicar su propio derecho a ser padre y madre de un niño no-heterosexual. Para el derecho a la paternidad de todos los niños, independientemente de su género, su sexo o su orientación sexual. Mi madre me contó que tuvo que convencer a mi padre, más reacio. Me dijo “nosotros también, nosotros tenemos el derecho de ser tus padres”.
Los manifestantes del 13 de enero no defendieron el derecho de los niños. Defienden el poder de educar a los hijos en la norma sexual y de género, como supuestos heterosexuales. Desfilan para mantener el derecho de discriminar, castigar y corregir toda forma de disidencia o desviación, pero también para recordar a los padres de hijos no-heterosexuales que su deber es tener vergüenza por ellos, rechazarlos y corregirlos. Nosotros defendemos el derecho de los niños a no ser educados exclusivamente como fuerza de trabajo y reproducción. Defendemos el derecho de los niños a no ser considerados como futuros productores de esperma y futuros úteros. Defendemos el derecho de los niños a ser subjetividades políticas irreductibles a una identidad de género, sexo o raza.
Qui défend l'enfant queer ?, publicado en Libération el 14 de enero de 2013.
* Seguidor de Jean-François Copé, político francés.
1 Concepto de Michel Foucault que designa un poder que se ejercer sobre el cuerpo y las poblaciones. Autora de “Pornotopía: Arquitectura y sexualidad en Playboy durante la guerra fría”, (Anagrama, 2010).
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16 noviembre 2012
[Kinina Xperiment]
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13 noviembre 2012
Taller de Creatividad Infantil en mARTadero : Prótesis sonoras y Jam de nOISE
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Performance Akelarre Yaku
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Sábado 17 de noviembre de 2012
19:30 p.m. en el mARTadero
Costo: Entrada Libre
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CAMPCEPTUALISMOS DEL SUR. TROPICAMP, POLÍTICAS PERFORMATIVAS Y SUBALTERNIDAD
19 NOV. 2012 AL 20 NOV. 2012 AUDITORI MACBA
Auditorio MACBA. Entrada gratuita. Aforo limitado
Seminario PEI Abierto
Dirigido por Beatriz Preciado con la participación de Aimar Arriola, Alex Brahim, Max Jorge Hinderer Cruz, R. Marcos Mota, Alicia Navarro, Fernanda Nogueira, Miguel A. López, y Marc Siegel.
El PEI Abierto comprende las actividades abiertas al público programadas por el Programa de Estudios Independientes (PEI) del MACBA.
Organizadas en distintos formatos –como debates públicos, seminarios, talleres, programas audiovisuales y conferencias–, estas actividades comparten y dan visibilidad a las líneas de investigación que se desarrollan en el seno del PEI y que se articulan con el programa de exposiciones y de actividades del MACBA.
Este seminario cuestiona la historiografía feminista, gay, lesbiana y queer anglosajona, sus conceptos centrales y sus temporalidades, confrontándolos con la producción micropolítica del sur y de los contextos dictatoriales, posdictatoriales y poscoloniales, desde América Latina hasta el Estado español. Aquí el sur no es un simple emplazamiento geográfico, sino una contratopía que permite deconstruir los saberes y las prácticas capitalistas y coloniales del norte. Al mismo tiempo, trataremos de dar cuenta del paso desde las estéticas camp y las políticas queer a una multiplicidad de prácticas de disidencia de género y de guerrilla sexual descoloniales y posidentitarias que ponen en cuestión las técnicas hegemónicas de producción de la diferencia sexual y sus instituciones de reproducción cultural.
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02 noviembre 2012
Noise Akelarre Yaku
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